Les vertèbres de Joséphine : premiers échos

 
Parution le 3 avril 2026 en Europe et le 8 avril au Québec 

«  Joséphine Bacon est célébrée dans le monde entier. Peu de gens pourtant connaissent le parcours de cette femme d’exception. Les vertèbres de Joséphine est un récit de vie et de gratitude évoquant celles et ceux qui l’ont aidée à exister dans le respect. Les histoires qu’elle transmet selon la tradition orale innue deviennent, à travers l’écoute et l’écriture affûtées de Laure Morali, des clés pour entrer dans l’imaginaire et le vécu des Premières Nations. »



Chronique de Vanessa Bell

"tu me connais bien et tu m’aimes bien

La grandeur d’âme de Joséphine Bacon n’a d’égale que celle de sa complice Laure Morali. Avec Les vertèbres de Joséphine (Mémoire d’encrier), les amies signent une anthologie secrète de l’œuvre qu’est la vie de Joséphine. À Laure, elle dit : Je veux rester poète de la tradition orale, parler comme les anciens […]. J’aimerais que tu fasses pour moi ce que j’ai fait pour les aînés que j’ai écoutés, retranscrits et traduits. Joséphine parle et Laure préserve avec conviction et humilité. La grandeur de la connivence entre celles qui ont marché dans Nutshimit est vibrante. Elles écrivent un livre qui ressemble à une fête. Aux anthropologues, aux cinéastes, aux poètes, aux amis qui les ont édifiées, elles disent tshinashkumitin, merci. 

Quand tu es proche de la terre, proche des gens que tu aimes, c’est à ce moment-là que tu deviens poète. Magnifiquement, Laure se fait curatrice, en français et en innu-aimun, de l’œuvre poétique de Joséphine, démontrant ce qu’elle a toujours vu en l’aînée : une poète. Ce livre est un bâton à message, la manifestation d’une poésie partagée depuis plus de dix mille ans, une main tendue entre autochtones et allochtones."

Lien: La beauté, c’est la vérité — Revue Les libraires

Page des Libraires par Marguerite Martin:

"Plus qu’une biographie, Les Vertèbres de Joséphine est un récit où vibrent deux cœurs. L’un parle et raconte, l’autre écoute et traduit en mots. Ces « vertèbres » sont les êtres auxquels elle adresse sa gratitude, à l’automne de sa vie.

Après cette lecture, impossible de réduire Joséphine Bacon à l’une de ses multiples identités : Indienne Innue de Pessamit, conteuse, conférencière, scénariste, traductrice-interprète, réalisatrice. Car si son œuvre met en avant la fierté d’être Amérindienne, dépositaire de la parole des Anciens, elle est avant tout poète. C’est Laure Morali qui l’a nommée et reconnue comme telle. Porté par ces deux voix amies, ce récit est limpide. La communauté qui a vu naître Joséphine est l’une des plus anciennes communautés innues restée nomade jusqu’à la création des pensionnats créés pour « tuer l’Indien en chaque enfant ». Si elle y a été emportée à 4 ans et y a vécu chaque année de septembre à juin jusqu’à ses 19 ans ‒ arrachement mortifère ‒, c’est avec le sourire espiègle d’une petite fille qu’elle évoque les soirées cinémas western et son désir naissant de faire un jour des films pour raconter qui sont les Innus (qui signifie humain). L’été de ses 13 ans, elle fuit à Nutashkuan et se choisit une famille et un grand-père, Nimushum, qui lui transmettra le savoir des Anciens et l’amour jamais reçu auparavant. Elle reviendra régulièrement le voir pour recueillir sa parole. Nous découvrirons aussi son premier contact avec la grande ville, son premier enfant (« Soleil de nuit ») qu’elle fait adopter par une personne de confiance, sa colocation avec un castor nommé « Fidel castor », ainsi que ses rencontres, décisives, avec des anthropologues (« ceux qui racontent les mythes »), les cinéastes (« faiseurs de choses étranges ». Ces rencontres, qui ont nourri son appétit de poétiser et de transmettre, sont décrites avec la générosité de qui vit dans la gratitude éternelle. Sans le vouloir, ces deux femmes offrent ici une leçon de partage, en récit et poèmes, sans jamais mentionner les mots dévoyés de réconciliation ou de décolonisation."

Article « Naître debout » de Anne-Frédérique Hébert-Dolbec dans le journal Le Devoir :


Les mots de Fanny Nowak à propos des Vertèbres de Joséphine :






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